Joey Clay Photography for Julian Marley Album

Article Ouest France, publié le 10 mars 2024

𝐃𝐮 𝐫𝐨𝐜𝐤 𝐢𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐟 𝐪𝐮𝐢 𝐟𝐞𝐫𝐚 𝐝𝐮 𝐛𝐫𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐋𝐚𝐧𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐚𝐮 🎸
«𝘖𝘯 𝘷𝘢 𝘦𝘯𝘷𝘰𝘺𝘦𝘳 𝘥𝘶 𝘭𝘰𝘶𝘳𝘥… » 𝘓𝘦 𝘨𝘳𝘰𝘶𝘱𝘦 𝘥𝘦 𝘳𝘰𝘤𝘬 𝘝𝘢𝘶𝘵𝘰𝘶𝘳 𝘧𝘰𝘰𝘵𝘣𝘢𝘭𝘭-𝘤𝘭𝘶𝘣, 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘰𝘴𝘦́ 𝘥𝘦 𝘯𝘦𝘶𝘧 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦𝘴 𝘦𝘯 𝘴𝘪𝘵𝘶𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘩𝘢𝘯𝘥𝘪𝘤𝘢𝘱, 𝘴𝘦𝘳𝘢 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘴𝘤𝘦̀𝘯𝘦 𝘥𝘶 𝘧𝘦𝘴𝘵𝘪𝘷𝘢𝘭 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘷𝘪𝘭𝘭𝘦 𝘥𝘶 𝘍𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦̀𝘳𝘦, 𝘭𝘦 𝘴𝘢𝘮𝘦𝘥𝘪 10 𝘢𝘰𝘶̂𝘵.
Audrey et Sterenn sont prêtes. Elles attendent, impatientes, l’arrivée de Jean-Pierre Riou, du groupe de musique Red Cardell. Audrey, dont le pull est floqué des mots Iconic woman, s’amuse. « 𝘝𝘰𝘶𝘴 𝘯𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘴𝘴𝘦𝘻 𝘱𝘢𝘴 ? 𝘖𝘯 𝘦𝘴𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘧𝘶𝘵𝘶𝘳𝘦𝘴 𝘴𝘵𝘢𝘳𝘴 ! » Au mois d’août, elle montera sur la scène du festival Fête du bruit de Landerneau (Finistère) avec huit autres résidents des foyers Jean-Couloigner et Menez-Roual, sous le nom des Vautour football-club.
 
𝐀𝐦𝐨𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞
Ce projet est porté par l’association Art scène de Landerneau. « 𝘕𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘷𝘰𝘭𝘰𝘯𝘵𝘦́ 𝘦𝘴𝘵 𝘥𝘦 𝘳𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘶𝘭𝘵𝘶𝘳𝘦 𝘢𝘤𝘤𝘦𝘴𝘴𝘪𝘣𝘭𝘦 𝘢̀ 𝘵𝘰𝘶𝘴, souligne Carole Consola, directrice de l’association. 𝘖𝘯 𝘢 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘢𝘱𝘱𝘦𝘭 𝘢̀ 𝘑𝘦𝘢𝘯-𝘗𝘪𝘦𝘳𝘳𝘦 𝘙𝘪𝘰𝘶 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘤𝘰𝘮𝘱𝘢𝘨𝘯𝘦𝘳 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘤𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘫𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘳𝘵. » Béret sur la tête et guitare sur le dos, Jean-Pierre Riou passe la porte du foyer Jean Couloigner. Depuis janvier, il intervient deux fois par mois dans les deux foyers finistériens. À Ploudaniel, Clément, Sterenn, Audrey et Lionel sont investis à 100 %. « 𝘑𝘦 𝘧𝘢𝘪𝘴 𝘥𝘦́𝘫𝘢̀ 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦 𝘥’𝘶𝘯𝘦 𝘤𝘩𝘰𝘳𝘢𝘭𝘦 », s’exclame, pas peu fier, Clément.
Pour choisir ses futures rock stars, « 𝘪𝘭 𝘺 𝘢 𝘦𝘶 𝘶𝘯𝘦 𝘴𝘦𝘮𝘪-𝘴𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯, précise Jérôme Laot, à la tête de ce foyer
d’une quarantaine de places. 𝘖𝘯 𝘢 𝘱𝘳𝘪𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦𝘴 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘢𝘱𝘢𝘤𝘪𝘵𝘦́𝘴 𝘥𝘦 𝘥𝘪𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘥𝘦 𝘮𝘦́𝘮𝘰𝘳𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘮𝘶𝘴𝘪𝘲𝘶𝘦. »
 
𝐋𝐞 𝐬𝐚𝐜 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐭𝐬
« Pelouse », « arbitre », « Zidane »…
Dans la salle, les mots fusent. Jérôme les attrape à la volée et les note. « 𝘗𝘰𝘶𝘳 𝘦́𝘤𝘳𝘪𝘳𝘦, 𝘰𝘯 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢 𝘵𝘦𝘤𝘩𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘶 𝘴𝘢𝘤 𝘥𝘦 𝘮𝘰𝘵𝘴 », indique Jean-Pierre. Lors de l’atelier, un thème est donné et chacun lance ce qui lui vient en tête. Aujourd’hui, c’est le football. Ce n’est pas anodin. Les jardins de la Palud, où se déroulera le festival, sont d’anciens terrains de foot. Le nom du groupe, Vautour football club, est aussi un clin d’œil. Et Vautour? « 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘦 𝘯𝘰𝘮 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘱𝘳𝘦𝘮𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘮𝘶𝘴𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘢 𝘤𝘳𝘦́𝘦́𝘦 », explique Jean-Pierre en sortant sa guitare. Il gratte les cordes, cherche un rythme, fredonne une mélodie.
Les résidents suivent, chantent avec lui, font rimer « 𝘭𝘦 𝘣𝘳𝘶𝘪𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘳𝘢𝘮𝘱𝘰𝘯𝘴 𝘢𝘶 𝘣𝘭𝘢𝘯𝘤 𝘥𝘦𝘴 𝘯𝘦́𝘰𝘯𝘴 ». « 𝘖𝘩, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘦𝘹𝘤𝘦𝘭𝘭𝘦𝘯𝘵. 𝘊̧𝘢 𝘦𝘯𝘷𝘰𝘪𝘦 𝘥𝘶 𝘭𝘰𝘶𝘳𝘥 ! », lâche Sterenn.
 
𝐒𝐚𝐦𝐞𝐝𝐢 𝟏𝟎 𝐚𝐨𝐮̂𝐭, ils joueront Vautour, Auguste et leurs compositions devant les festivaliers pour un concert d’une vingtaine de minutes. La perspective les enchante.
 
Du stress ? « 𝘗𝘢𝘴 𝘥𝘶 𝘵𝘰𝘶𝘵 », s’enthousiasme Sterenn, les yeux pétillants. Lionel, lui, confie sa légère inquiétude. Il a fait le festival en tant que spectateur, alors, s’imaginer de l’autre côté l’impressionne. « 𝘌𝘯 𝘱𝘭𝘶𝘴, 𝘰𝘯 𝘷𝘢 𝘫𝘰𝘶𝘦𝘳 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘶𝘴𝘪𝘤𝘪𝘦𝘯𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘦𝘯 𝘰𝘯𝘵 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘵𝘵𝘦𝘴. 𝘕𝘰𝘶𝘴, 𝘰𝘯 𝘦𝘴𝘵 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘯𝘦𝘶𝘧𝘴 », sourit-il. Mais le trac du jour J attendra. Pour l’instant, l’heure est à l’écriture pour le groupe de rockeurs amateurs.